Adrián Fernández Almoguera

adrian.almoguera(at)efrome.it
Membre
Section Époques moderne et contemporaine
Domaines de recherche
  • Histoire de l'architecture espagnole de la période moderne (XVIe-XVIIIe siècles).
  • Histoire socio culturelle et politique de l'architecture européenne de l'époque des révolutions (1780-1850).
  • Transferts dans la culture architecturale et patrimoniale de l'Europe (1700-1850).
  • Histoire de Madrid (topographie, histoire politique, architecture, urbanisme).
  • Architecture et transformations urbaines de l'Italie révolutionnaire et napoléonienne.
  • Rapports entre pensée artistique et patrimoniale et construction nationale de l'Europe au XIXe siècle.
  • Usage politique du patrimoine architectural et muséal en Europe (1770-1870).
Projets de recherche

Thèse de doctorat

De l’académie des Beaux-Arts aux chantiers de l’Empire : Madrid et la construction d’une nouvelle pensée architecturale pour l’Espagne 1780-1814, sous la direction d’Alexandre Gady (Sorbonne Université). Thèse en label européen en collaboration avec Letizia Tedeschi (Archivio del Moderno, Università della Svizzera italiana). Thèse soutenue le 18 janvier 2020.

 

Cette thèse est centrée sur l’étude de la construction de Madrid en tant que capitale politique à travers les transformations de la pensée architecturale et urbaine entre la fin des Lumières et la restauration absolutiste (1770-1820). L’étude s’articule en trois parties, dont la première porte sur la construction d’une nouvelle culture architecturale en Espagne au sein de l’Académie de beaux-arts de Saint-Ferdinand. L’objectif était de démontrer la richesse des transferts culturels  entre cette institution et les autres centres de création et de développement de la pensée architecturale en Europe, notamment les académies de Paris, Rome et Naples. Ensuite, la thèse analyse comment les pouvoirs politiques qui se succèdent en Espagne ont utilisé la transformation architecturale et urbaine de la capitale, à travers l’œuvre des architectes et acteurs formés par l’Académie, pour manifester et matérialiser publiquement les nouveaux idéaux sociaux et politiques de cette époque de révolutions et restaurations au sein de laquelle la production architecturale est devenue un moyen de cohésion culturelle entre les différents États européens en pleine construction nationale.

 

 

Projet de recherche post-doctoral

 

Renovatio urbis : Pensée architecturale, espace public urbain et projet politique à Rome,1798- 1833.

 

Ce projet propose une analyse interdisciplinaire au croisement de l’histoire de l’architecture, de l’histoire urbaine et de l’histoire politique et culturelle. Il se consacre en particulier aux transformations des projets architecturaux, des espaces urbains publics et des chantiers d’archéologie urbaine à Rome entre 1798 et 1833. Il s’agit d’étudier l’usage politique de ces éléments  en regard des bouleversements radicaux traversés par la capitale papale depuis les fêtes républicaines dans la Rome du biennio rivoluzionario (1798-1799) jusqu’en 1833, date correspondant à la fin de la première phase de reconstruction de San Paolo Fuori le Mura. Cette dernière date conclut un débat architectural, politique et religieux aux ambitions internationales dont l’origine remonte aux transformations de la période révolutionnaire. Ce projet vise à enrichir l’historiographie récente sur le cycle révolutionnaire romain et à approfondir la connaissance sur la Rome de la Restauration, période encore méconnue, notamment dans les domaines de l’histoire de l’art et de l’architecture. Par ailleurs, il se donne pour but de construire une nouvelle réflexion d’ensemble sur la Rome napoléonienne, une réflexion basée sur la synthèse et l’étude critique de la bibliographie traditionnelle sur le sujet, accompagné d'un croisement des sources archivistiques françaises et italiennes. L’objectif final est la publication d’une monographie scientifique d’ensemble sur les rapports entre les régimes politiques et les projets architecturaux, archéologiques et urbains de la Rome du Premier Empire. Ce projet de recherche, en lien direct avec les problématiques de la thèse de doctorat qui l’ont précédé, s’appuie également sur l’étude comparative avec la ville de Naples comme cadre d’une réflexion sur les transferts entre les grandes capitales politiques en Italie et en Europe durant cette époque charnière. Dans ce contexte, Il s’insère dans une problématique plus vaste qui concerne l’étude de création et circulation de nouveaux mécanismes de pouvoir utilisés par les régimes qui dirigent l'Europe entre Ancien Régime et Époque Contemporaine. Il s'intéresse notamment à la construction de discours politiques, identitaires et nationaux, que nous étudions à travers le prisme de leur application aux nombreux projets de transformation architecturale et urbaine des capitales européennes, devenues une sorte de cadre politique monumental où se développe « l’espace national » qui caractérise les cultures urbaine et politique de l’Europe de nos jours.

 

 

 

Date d'arrivée 01/09/2019
Parcours

Adrián Fernández Almoguera (Espagne, 1990) est titulaire d’une licence en histoire de l’art à l’Université Complutense de Madrid. Grâce à une bourse « Master Ile-de-France », il a obtenu un Master 2 Recherche en histoire de l’architecture à Sorbonne-Université, où par la suite il a été lauréat du concours des contrats doctoraux au sein du département d’histoire de l’art, ce qui lui a permis de réaliser une thèse sur les rapports entre culture architecturale et contexte historique dans le Madrid du tournant du XIXe siècle.

Lors de son parcours au sein de la Sorbonne, il a participé à l’organisation de plusieurs manifestations scientifiques comme les colloques Palais Royaux dans l’Europe des révolutions(2016) et Regards croisés sur l’histoire et l’historiographie de l’art espagnol en France(2017). Il fait partie du comité de rédaction de la revue Livraisons d’histoire de l’architecture, et est chercheur attaché au Labex FRIA de l’Université Complutense de Madrid, dans le cadre duquel il a participé aux expositions Ventura Rodríguez : architecte des Lumières(Madrid, RABASF 2018), et Piranèse dans la BnE(Madrid, BNE, 2019). Il a pris part à de nombreuses rencontres scientifiques en Europe, aux États-Unis et au Canada, ayant par ailleurs publié plus d’une vingtaine de contributions scientifiques dans des revues, monographies et catalogues d’exposition.

Entre 2016 et 2019, il a enseigné au département d’études hispaniques de Sorbonne-Université plusieurs matières liées à l’histoire de l’art, la civilisation et la culture artistique et urbaine en Espagne et l’Amérique hispanique des périodes moderne et contemporaine.

 

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