Ségolène Maudet

segolene_m(at)hotmail.fr
Membre
Section Antiquité
Doctorante en archéologie grecque (Université Paris I Panthéon-Sorbonne/ Università degli Studi di Salerno), bourse de mobilité Vinci de l’université franco-italienne
Chercheuse associée à l’équipe de recherche « Archéologie du monde grec archaïque et classique » (ArScAn, UMR 7041)
Agrégée de l’Université (histoire), 2012
Ancienne élève de l’École normale supérieure de Cachan (histoire, sociologie, économie)
Domains of research
  • Histoire et anthropologie économiques  de la Méditerranée antique
  • Céramique et histoire économique
  • Archéologie de l’Italie préromaine
  • Histoire et archéologie des colonies grecques d’Occident
  • Enjeux et méthodes de l’analyse spatiale en histoire et en archéologie
Research projects
  • Thèse de doctorat

Les échanges en Campanie archaïque : essai d’histoire économique à partir du matériel céramique (VIIIe-VIe siècles av. J.-C.)
Au-delà d’un état des lieux nécessaire de la documentation disponible, souvent dispersée et inédite, ce travail de thèse montre la pertinence d’une échelle régionale pour comprendre les échanges archaïques. Les sources disponibles sont principalement des mobiliers de tombes. Cette thèse affronte ainsi un problème méthodologique important : comment étudier les échanges des vivants à partir du mobilier des morts ? La mise en place d’un Système d’Information Géographique, qui permet de réaliser des analyses spatiales à plusieurs échelles, ainsi qu’une étude approfondie des importations céramiques, mais également des productions locales, permettent de proposer plusieurs pistes pour une histoire économique de cette région, centrale dans les évolutions de l’Italie archaïque. Le rôle moteur de Cumes et de Pithécusses, fondations grecques, dans ces échanges, a ainsi pu être redimensionné, en mettant en valeur le dynamisme de l’ensemble de la région autour de Capoue, de la vallée du Sarno et de Pontecagnano.

  • Projet de recherche post-doctoral

Pour une géohistoire des échanges : le littoral tyrrhénien entre Poseidonia et Vulci (VIIIe - Ve siècles av. J.-C.)
Il s’agit d’étudier l’organisation spatiale des échanges sur une portion du littoral tyrrhénien aux époques archaïques et classiques. Cette recherche vise à s’inscrire dans une démarche collective, par la collaboration à la publication de tombes inédites de Pontecagnano et l’organisation de journées d’étude sur l’utilisation d’un Système d’Information Géographique (SIG) pour étudier l’économie de l’Italie préromaine.
L’importance des échanges au sein de cet espace tyrrhénien, entre la Campanie et l’Étrurie méridionale, est bien connue, mais n’a jamais été étudiée de façon détaillée. Il s’agit pourtant d’une zone centrale dans l’histoire de l’Italie préromaine, celle de la rencontre entre Grecs, Étrusques et populations indigènes, pendant une période où s’affirment les grandes cités et des rivalités à l’échelle tyrrhénienne entre Carthaginois, Grecs et Étrusques. Le matériel céramique et métallique découvert dans les tombes, les sanctuaires et parfois l’habitat peut servir à une histoire économiques de cette façade littorale, car de nombreuses études monographiques nous permettent de suivre les circulations de certaines productions. Tout en étudiant avec rigueur l’insertion des objets dans des contextes fonctionnels spécifiques, il est possible de raisonner à plusieurs échelles, et d’articuler un raisonnement anthropologique sur la réception de ces objets, à l’échelle des contextes, à une réflexion plus vaste sur les routes empruntées par ces objets pour parvenir jusqu’à leurs contextes de découverte.

Publications
  • À paraître (2016) : « Les objets d’une tombe et leurs réseaux : l’exemple du mobilier funéraire de la tombe 159 de Pithécusses », Antropologia e archeologia della morte. Atti del III. Incontro di studi di antropologia e archeologia a confronto, Rome
  • À paraître (2016) : « La Campanie archaïque, espace de frontières entre Grecs, Étrusques et indigènes », dans : Aniceto, L., Delvoye, A., Hermenault, L., Khan, B. et Treuillot, J. (dir.), Archéologie de la frontière, Publications de la Sorbonne, (Collection : Archéo.Doct 9), Paris.
  • À paraître (2016) : « Une Méditerranée connectée ? Réseaux, connectivité et histoire économique archaïque », Hypothèses 18, Publications de la Sorbonne
  •  « SIG et histoire économique : repenser les échanges archaïques ? », Annales de Janua, n°4, Université de Poitiers, 2016

Participation à des chantiers de fouille

  • Kirrha (Phocide, Grèce) : habitat et nécropole de l’Âge du Bronze, dir. J. Zurbach (ENS) et R. Orgeolet (Aix-Marseille Université), EFA, 2012-2014
  • Torre di Satriano (Basilicate, Italie) : habitat et nécropole de l’époque archaïque, dir. M. Osanna (Università degli Studi della Basilicata), 2013
  • Cumes (Campanie, Italie) : habitat gréco-romain, dir. M. D’Acunto (Università l’Orientale, Naples), 2014-…

Enseignement

  • Contrat doctoral avec mission d’enseignement (2012-2015) puis demi-ATER (2015-2016), Université Paris I

Art et archéologie grecs, travaux dirigés, L1, 2012-2016
« La redécouverte de l'art grec, de la Renaissance au XIXe siècle », travaux dirigés, L3, 2013-2016
« Histoire et archéologie des mobilités grecques, de l’époque archaïque à l’époque hellénistique », travaux dirigés, L3, 2015-2016
 

Date of departure 30/08/2019

Remembrances

Souvenirs d'anciens membres recueillis par Jean-François Dars et Anne Papillault (Paris, novembre 2018)

Film documentaire réalisé à l'occasion du lancement de l'association des Amis de l'EFR au Collège de France le 21 novembre 2018

Visionner le film sur la chaîne Youtube de l'EFR

Que deviennent les anciens membres de l’École française de Rome ?

Quel est l’apport du séjour à l’École française de Rome dans la carrière d’un membre ?

C’est pour tenter de répondre à cette question qu'une enquête sur le devenir professionnel des membres entre 1974 et 2004 a été confiée à Annie Verger, docteur en histoire de l’art et en sociologie, et Gabriel Verger, avec l’aide technique de Julien Cavero, pour les traitements cartographiques et statistiques.

L'enquête qui a duré environ 18 mois, entre l'automne 2012 et la fin de l’hiver 2014, a porté sur la carrière de 185 membres sortis de l’EFR au cours de ces trente années.

Consultez la synthèse du rapport sur le devenir des membres entre 1974 et 2004 (pdf)

Voir également le devenir des membres entre 2004 et 2014 (pdf)

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