« Sorelle latine », conférences d’Andrea Giardina

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Les 2, 9 et 16 mai se sont déroulées les trois premières conférences du professeur Andrea Giardina dédiées au thème des Sœurs latines. En réunissant 250 participants dans trois lieux différents (Palazzo Farnese, Palazzo Altemps et Institut français-Centre Saint Louis) le cycle a provoqué une curiosité mais aussi un réel enthousiasme.

 

 

 


La première des conférences intitulée « Vercingetorige vendicato. Lessico familiare ed eredità imperiali » a offert un rappel historique sur la notion des Sœurs latines. Cette dernière se développe après la saison des « Républiques sœurs », quand la campagne napoléonienne d’Italie imposa un nouveau paradigme aux Français et aux Italiens, celui de la Rome impériale : l’héritage de Rome quittait les rives du Tibre pour celles de la Seine. La redéfinition française du « caractère » des italiens dissipait les illusions de fraternité.

 

La deuxième « Panlatinismo. Un’idea tra impero e federazione » a permis d’approfondir la nation de « panlatinisme », une idéologie qui se développe dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle, en compétition et en parallèle du pangermanisme ou du panslavisme. Cette union des peuples latins doit-elle se faire sous l’égide d’un nouveau César ou par la construction d’un modèle fédéral ?

 

La troisième conférence « France, France la douce… amour du monde ». La guerra latina e il disincanto met en avant les liens qui existent entre la France et l’Italie. Ils se renforcent jusqu’à la veille de la Première Guerre mondiale et arrivent à un point d’orgue lors du conflit. Mais la rancœur italienne vis-à-vis de la « paix mutilée » d’après-guerre alimentera dans ce pays un syndrome d’exclusion par rapport à son statut de « sœur latine ».

 

La conclusion du cycle est prévue le 23 mai prochain à 18h à la Fondazione PrimoliEvento pour l’ultime conférence sur le thème de « La quatrième guerre punique ». La fraternité dans le vortex du racisme. Elle présentera la tragique séparation entre la France et l’Italie dans les années 1930, tandis que l’après-guerre garde des sœurs latines qu’un terme de moins en moins usité, dans la presse ou à travers une certaine rhétorique.


Ne manquez pas ce rendez-vous avec l’histoire !

 

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