Spectacles et performances artistiques à Rome (1644-1740). Une analyse historique à partir des archives familiales de l'aristocratie

Anne-Madeleine Goulet, José María Domínguez, Élodie Oriol
Collection de l'École française de Rome 585
Roma: École française de Rome, 2021
584 p., ill. n/b et coul.

Le présent ouvrage apporte une contribution à l’histoire des arts du spectacle à Rome entre l’avènement en 1644 du pape Innocent X, issu de la famille des Pamphilj, et la mort du cardinal mécène Pietro Ottoboni en 1740, qui marqua la fin de l’époque du népotisme. Les innombrables spectacles organisés à l’époque par les familles de la haute aristocratie ont laissé des traces de leur exécution et de leur appréciation par le public dans des archives encore peu exploitées. En analysant, sous l’angle du concept de performance l’événement spectaculaire dans toutes ses dimensions (mécénat, financement, livrets, partitions, enjeux socio-politiques, collaborations artistiques, exécution singulière ou réitérée, réception par le public, mémorialisation), il devient possible de resituer ces entreprises artistiques dans le cadre d’une histoire sociale et culturelle de l’époque. À partir de l’exploration des archives de plusieurs grandes familles aristocratiques de Rome, des actes notariés et des archives institutionnelles, comme celles des académies, des établissements d’enseignement ou des théâtres, une vingtaine de spécialistes appartenant à des disciplines diverses s’interrogent sur l’existence, à l’époque, d’un modèle d’organisation commun aux différentes familles en matière d’arts du spectacle, un modèle qui est le signe d’une culture collective ainsi que d’un système de normes et de valeurs largement partagé.

De 2016 à 2021, Anne-Madeleine Goulet, directrice de recherche au CNRS en Arts du spectacle, a conduit le programme PerformArt financé par l’European Research Council, dans le cadre duquel cet ouvrage a été conçu et réalisé.

José María Domínguez enseigne à l’Université Complutense de Madrid. Ses recherches concernent les relations musicales entre l’Espagne et l’Italie au XVIIe et au XVIIIe siècle. Il s’intéresse notamment aux biographies des musiciens italiens à l’époque d’Alessandro Scarlatti.

Docteure en histoire moderne, Élodie Oriol est membre de l’École française de Rome depuis septembre 2019. Son domaine d’étude, qui porte sur l’Italie du XVIIIe siècle, s’inscrit à la croisée des histoires sociale, culturelle et économique de la musique.

Livre en vente sur le site des publications 

 

 

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