REPORTÉ - Déconfiner Montaigne ? Premiers résultats de la fouille du tombeau supposé de Michel de Montaigne au musée d’Aquitaine (Bordeaux, France)

Categoria : La recherche
Luogo e data :

EFR, en ligne

Il 26/03/2021 dalle 17 h 00 alle 19 h 00

Dans le cadre du cycle de rencontres organisées par le laboratoire d'archéologie, "Les 5 à 7 de la Crypta"

 

Événement reporté à une date ultérieure. Les nouvelles dates seront annoncées au plus tôt.

 

 

 

 


Intervenante : Hélène Réveillas – Centre Archéologie Préventive Bordeaux Métropole, PACEA UMR 5199 CNRS Université de Bordeaux

 

Au printemps 2018, le cénotaphe de Michel de Montaigne a été installé dans la salle dédiée au XVIe siècle du musée d’Aquitaine à Bordeaux (Gironde). La localisation des restes squelettiques du philosophe, en revanche, était plus ardue à déterminer, même si la rumeur voulait qu’ils aient été déposés dans un tombeau sis dans les sous-sols du musée. À l’été 2018, une investigation menée sur une structure bâtie à deux niveaux qui y était conservée a permis de découvrir un cercueil portant une plaque métallique sur laquelle était gravée « Michel de Montaigne ». Une première opération de fouille s’est déroulée à l’automne 2019, avec la découverte d’un contenant en plomb à l’intérieur du cercueil en bois, puis une seconde en septembre 2020.

Le contenant funéraire en plomb a été entièrement fouillé, il a livré les restes squelettiques d’un sujet adulte. Il n’était accompagné d’aucun mobilier, mais des fragments de tissu, des restes végétaux et des fragments d’insectes ont pu être observés. Les différentes études ont été enclenchées, avec de premiers résultats qui apparaissent prometteurs pour la suite. L’analyse biologique a permis de déterminer qu’il s’agissait d’un individu de sexe masculin qui ne présente que de rares lésions pathologiques. Un taux d’ADN ancien suffisamment conséquent pour espérer obtenir de nombreux éléments a aussi pu être extrait des échantillons prélevés. Parallèlement, les premières études sur le tissu ont montré que le défunt portait vraisemblablement un bonnet, peut-être en velours, et qu’il avait été enveloppé dans un linceul. Les études archéo-botaniques, paléoparasitologiques et archéo-entomologiques apporteront des données supplémentaires sur l’état sanitaire et le traitement funéraire du corps, tandis que les études historiques renseigneront sur la descendance et le contexte plus général de l’inhumation.

 

Cette étude, qui a certes pour objet l’identification potentielle des restes squelettiques de Michel de Montaigne, s’inscrit aussi dans une problématique plus générale, tant en termes de méthodologies employées que de résultats obtenus, des inhumations des plus riches à l’époque moderne et notamment de l’utilisation de contenants en plomb, comme le montrent les découvertes récentes.

 

Informations pratiques

Pour obtenir le lien vers le direct de la visioconférence, vous êtes priés de confirmer votre participation impérativement avant le 22 mars à evelyne.bukowiecki(at)efrome.it.

 

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