Retour sur la XIVe édition de l’École doctorale « Mondes Méditerranéens » à Barletta

Quatre journées d’études consacrées aux sources pour l’histoire du genre (Ve–XVe siècle)

La XIVe édition du séminaire international de l’École doctorale et de haute formation « Mondes Méditerranéens et Italie méridionale au Moyen Âge – Jean‑Marie Martin » s’est achevée le 2 juillet 2026 à Barletta. Organisée par le Centro Studi Medioevo Euromediterraneo de l’Istituto Storico Italiano per il Medioevo, fondé en collaboration avec la Ville de Barletta, l’initiative a réuni pendant quatre jours de jeunes historiennes et historiens européens ainsi que des spécialistes reconnus de la médiévistique italienne.

Les travaux se sont déroulés du 29 juin au 2 juillet dans la salle de conférences du Palazzo San Domenico et ont porté sur le thème « Les sources pour l’histoire du genre (Ve‑XVe siècle) », offrant une occasion de réflexion méthodologique et de mise à jour historiographique sur les différentes typologies de sources et sur les modalités de leur usage critique.

Le séminaire s’est ouvert par la leçon inaugurale de Maria Giuseppina Muzzarelli (Université de Bologne), consacrée à l’histoire du genre et au rôle des femmes au Moyen Âge. Dans la soirée du 29 juin, la Basilique San Domenico a accueilli la conférence publique de Fulvio Delle Donne, intitulée « Le silence de l’impératrice. Constance et la stupéfiante naissance de Frédéric II », proposée dans le cadre des activités du Centro Studi Medioevo Euromediterraneo

Au fil des journées, les interventions de Georges Sidéris (INSPE-Paris), Cristina La Rocca (Università di Padova), Mariarosaria Salerno (Università della Calabria), Luisa Derosa (Università di Foggia), Maria Galante (Università di Salerno), Serena Galasso (Università di Padova), Gemma Teresa Colesanti (Istituto di Scienze del patrimonio culturle del CNR), Justine Audebriand (Hinstitut-Historique Allemand de Paris), Amalia Galdi (Università di Salerno), Umberto Longo (Istituto Storico Italiano per il Medioevo), Francesco Somaini (Università del Salento), Victor Rivera Magos (Università Pegaso) se sont succédées, réunissant des chercheuses/chercheurs issus d’institutions européennes et extra‑européennes.

En parallèle, neuf jeunes boursières et boursiers provenant de différentes universités européennes (Italie, France, Pologne, Espagne) ont présenté des recherches portant sur la sexualité, l’esclavage, la violence envers les femmes, les patrimoines féminins, les relations de pouvoir et les langages du pouvoir royal. Leurs communications ont été discutées collectivement, conformément à la tradition de l’École.

L’édition 2026 a montré comment les catégories de genre permettent d’interroger de manière renouvelée les structures sociales, les hiérarchies, les formes de religiosité, les économies du travail et les représentations du corps, ainsi que les idéologies ayant soutenu la définition des rôles de genre et la construction des modèles de féminité (et de masculinité).

Depuis de nombreuses années, l’École française de Rome accompagne et soutien cet atelier doctoral, héritage de Jean‑Marie Martin, en partenariat avec l’Istituto Storico Italiano per il Medioevo, les Universités de Salerne, Basilicate, Naples Federico II, Sapienza Università di Roma, Salento, Calabre, L’Aquila et Foggia.

 

Reportage télé de Telesveva →

Réportage télé de Amica9 Tv →

Article de presse, BarlettaViva.it

 

Publié le 07/07/2026 - Dernière mise à jour le 07/07/2026
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