Sylvie Joye

Chercheuse résidente
Section Moyen Âge
Domaines de recherche

Sylvie Joye consacre actuellement ses recherches aux notions de communauté, de famille et d'individu de la fin de l'Antiquité au début de l'ère féodale. Fondant ses études particulièrement sur les sources juridiques et sur l’hagiographie, elle aborde aussi ces questions par le biais de l’historiographie des XVIIIe et XIXe siècles.

« Ma thèse d'habilitation sur l'autorité paternelle dans l'Occident de la fin de l'Antiquité et du début du Moyen-Âge abordait en particulier la question du rôle du père dans l'alimentation matérielle et idéale des membres de sa famille. Le travail réalisé à cette occasion m’amène à réinterroger, dans le projet que je mène à l’EFR, les questions liées au corps, à l'alimentation et à l'héritage dans la transition entre Antiquité et Moyen Âge en Occident, en partant notamment des réalités et des fictions juridiques romaines. Je tente de montrer comment les idéaux et les coutumes liés à la coercition (morale, physique, sexuelle) et aux soins se traduisent plus généralement dans les relations sociopolitiques en lien avec les concepts d’héritage propriété, de liberté, de pauvreté ou de confiance. Il s’agira, entre autres, de préciser le rôle des figures du patronat et de l’autorité paternelle comme modèles de normes sociales ».

Sylvie Joye est professeure d’histoire médiévale à l’Université de Lorraine. Elle est l’une des coporteurs du projet « Repenser le Xe siècle au prisme des territoires : régulations et résistances dans une Europe en reformation (870-1000) » de l’actuel quinquennal de l’EFR. Dans le cadre de ce projet, Sylvie Joye est accueillie en tant que chercheuse résidente à l'École française de Rome du 1er janvier au 31 juillet 2022.

Date d'arrivée 01/01/2022
Date de départ 31/07/2022
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