Le Prix Félix de Beaujour à "La vie politique à Marseille sous la domination angevine (1348 – 1385)"

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François Otchakovsky-Laurens remporte le Prix Félix de Beaujour pour son ouvrage paru en 2018 dans la Collection de l'École française de Rome

 

Tous les ans, l’Académie des sciences, lettres et arts de Marseille décerne des prix pour récompenser un travail remarquable dans les différentes disciplines : Sciences, Lettres, Beaux Arts, ainsi que des prix "d'encouragement et de vertu".

En 2018 le prix Félix de Beaujour e été emporté par François Otchakovsky-Laurens pour son ouvrage

 

« La vie politique à Marseille sous la domination angevine (1348 – 1385) », Collection de l'École française de Rome 543

 

L'auteur

Professeur agrégé en lycée international à Marseille, François Otchakovsky-Laurens est docteur en histoire médiévale et chercheur associé au laboratoire TELEMME (UMR 7303, Université d'Aix-Marseille et CNRS). Ses travaux portent sur l'écrit de gouvernement, la normativité juridique, la vie politique et les pratiques de délibération urbaines à la fin du Moyen Âge.

L'ouvrage

La commune marseillaise au XIVe siècle est marquée par la domination angevine de Naples, qui n’étouffe cependant pas la vitalité politique urbaine, dont témoigne la dimension scripturale de l’administration municipale. Le gouvernement quotidien a en effet produit une abondante documentation jusqu’ici peu étudiée pour elle-même : les délibérations du conseil de ville, qui permettent de retracer les jeux de pouvoir traversant la cité portuaire.

Les années 1348-1385 sont marquées à Marseille par une situation de crise prolongée, notamment par la durable déstabilisation du pouvoir souverain. Dans ce contexte, l’assemblée municipale s’affirme comme le lieu du gouvernement de la ville. Alors que s’effacent les officiers royaux, le conseil de ville s’approprie une part grandissante d’autonomie et consolide le statut marseillais d’exception dans le comté de Provence.

Au cours des pratiques de l’assemblée – délibérations, serments, désignation de citoyens chargés de mettre en œuvre les ordonnances adoptées – de nombreux habitants participent à l’activité de l’assemblée urbaine, sous la direction d’une élite municipale qui s’entoure de notaires et de praticiens du droit. La légitimité communale s’appuie sur les outils scripturaux, depuis les statuts de la ville jusqu’aux écrits les plus quotidiens, dont la circulation définit un régime de normativité spécifique. L’enregistrement des séances s’avère l’instrument décisif de la construction de l’autorité par l’écrit : autour des registres délibératifs gravitent les multiples pièces administratives et juridiques qui assurent l’institutionnalisation et l’autonomie du gouvernement de la ville.


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