Parution de "L’Occident au miroir de l’Orient. Cilicie, Syrie, Palestine et Égypte (XIIe XIVe siècle)" par Camille Rouxpetel

Le Prêtre Jean, début du XVe siècle. Carte marine de la Méditerranée (détail). Mecia de Viladestes, Majorque, 1413. Manuscrit sur vélin, 84,5 × 118 cm, BnF, département des Cartes et Plans, CPL GE AA-566 (RES).

Catégorie : Membres et personnel scientifique Publications Presse
Nouveauté dans la "Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome", décembre 2015

Communiqué

Nouvelle publication dans la Bibliothèque des Écoles françaises d’Athènes et de Rome (BEFAR)

L’OCCIDENT AU MIROIR DE L’ORIENT CHRÉTIEN. CILICIE, SYRIE, PALESTINE ET ÉGYPTE (XIIe-XIVe SIÈCLE)

par Camille Rouxpetel
préfacé par Jacques Verger

L’ouvrage

Pourquoi observer l’Occident au prisme de l’Orient chrétien ? Les Latins – croisés, pèlerins ou missionnaires
– partant pour la Cilicie, la Syrie, la Palestine et l’Égypte du XIIe à l’orée du XVe siècle, découvrent des hommes à la fois semblables parce que chrétiens et dissemblables parce qu’orientaux. Ils font alors l’expérience d’une altérité rendue particulière par la grande proximité avec laquelle elle se conjugue. Les différents discours sur l’altérité, construits à la confluence de la culture savante, d’un système de représentations occidentales et de l’expérience née de la rencontre affectent en retour la définition de la christianitas.
Les attitudes des acteurs varient selon leur statut et selon les trajectoires propres à chacun. Aux prémisses de la rencontre et à l’autorité de la chose lue, succèdent bientôt la découverte de visu et in situ et l’autorité de la chose vue et, souvent, entendue. Comment les Latins perçoivent-ils leurs coreligionnaires et ces perceptions parviennent-elles à bouleverser les a priori du départ ? Au tournant des XIIIe et XIVe siècles, c’est d’abord chez les pèlerins, pourtant partis à la recherche des traces tangibles de leur croyance spirituelle, que l’on trouve la plus grande propension à faire primer l’expérience sur les autorités traditionnelles. Certes, ils
reprennent et dupliquent à l’envi les critères permettant de caractériser et, ce faisant, de rendre familier leurs étranges coreligionnaires, contribuant à définir des stéréotypes nationaux, sans doute attendus par les lecteurs et délimitant le cadre de l’appréhension de la nouveauté.
Néanmoins les Latins ont aussi des yeux pour voir, des oreilles pour entendre et un esprit critique dont ils ne se privent pas d’user pour confronter représentations et observations.
De la gangue de cette pensée classificatoire s’échappent alors des réactions plus spontanées à l’insolite né de la rencontre, du simple étonnement à une remise en cause du romanocentrisme, exemple extrême du décentrement du regard induit par le voyage.

 

L’auteur
Camille Rouxpetel est docteur en études médiévales de l’université Paris IV – Sorbonne, chercheur associé au Centre Roland Mousnier et membre de l’École française de Rome où elle mène un projet de recherche sur les réformes ecclésiales et monastiques durant le Grand Schisme d’Occident.

Pour commander l’ouvrage, rendez-vous à partir du 7 décembre 2015 (sortie prévue de l’ouvrage) sur le site des publications de l’École française de Rome : www.publications.efrome.it

 

L’Occident au miroir de l’Orient chrétien. Cilicie, Syrie, Palestine et Égypte (XIIe - XIVe siècle), par Camille
Rouxpetel
BEFAR 369 (Roma: École française de Rome, 2015)
596 pages, deux planches hors texte et cinq cartes
€ 40,00

ISBN: 978-2-7283-1121-7

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