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Ecole Française de Rome

La foi et l’argent. Les dévotions de Mazarin | Cycle Mazarin et l'Italie | 17 Janvier 2017 à Rome

Le 17 janvier prochain, se tiendra l'ultime conférence du cycle de quatre conférences proposées par Olivier Poncet, professeur à l'École nationale des Chartes : La foi et l’argent. Les dévotions de Mazarin.

 

De Jules Mazarin (1602-1661) ses contemporains ont tout dit, sur le ton de l’emphase et de l’admiration aussi bien que sur le mode de la détestation et de la moquerie. Questionner les liens de Mazarin avec l’Italie permet de mieux comprendre l’homme, ils relativisent le mécène, ils magnifient le gouvernant, ils expliquent le chrétien. Au-delà, ils constituent l’expression renouvelée d’un intense dialogue politique presque biséculaire entretenu par la France et les Français avec l’Italie dont le ministériat de Mazarin semble constituer le chant du cygne à l’âge moderne.

 

 

La foi et l’argent. Les dévotions de Mazarin
17 JANVIER 2017 à 18h30
Ambassade de France près le Saint-Siège. Villa Bonaparte
Via Piave, 23

Sur inscription obligatoire

Il n’entrait pas dans les vues de ce croyant sincère, quoique discret sur ses sentiments religieux de s’abandonner aux hasards de la fortune et aux desseins de la Providence. Tout au long de sa vie Mazarin a ainsi accumulé des richesses à un rythme et avec une méthode qui n’ont cessé de s’accroître sous l’effet des crises politiques où il a failli tout perdre. La rencontre du Romain catholique avec la France gallicane se fit sans difficulté autour de la primauté de l’État dont le respect devait s’imposer aussi bien aux protestants qu’aux jansénistes, dont il craignait avantêve de l’unité de la Chrétienté. tout les ferments de la désobéissance. Pour autant Mazarin demeura un chrétien profondément italien, tant dans son attachement à un ordre religieux inconnu en France -les Théatins de Gaétan de Thiène- que par son obsession de la lutte contre les Turcs. Celle-ci entrait, certes, en contradiction avec les alliances séculaires de la France, mais constituaient à ses yeux une voie privilégiée vers le vieux rêve de l’unité de la Chrétienté.

 

Olivier Poncet est professeur à l’École nationale des Chartes où il enseigne l’histoire des institutions et des archives à l’époque moderne. Auteur d’une thèse de doctorat sur les relations entre Rome et la France de 1595 à 1661, il étudie l’histoire politique et sociale de la France et de la papauté à l’époque moderne et s’intéresse tout particulièrement à l’histoire de l’écrit dans l’Occident de cette période.

 

Inscription : cultura(at)ifcsl.com

 

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