La querelle du narrativisme. Autour de Carlo Ginzburg et Hayden White

Catégorie : La recherche Séminaires
Lieu et date :

l'École française de Rome

Le 08/05/2017 de 09h30 à 13h00

Séminaire des membres de l'École française de Rome. Lectures en sciences sociales

La querelle du narrativisme. Autour de Carlo Ginzburg et Hayden White

Séminaire des membres de l'École française de Rome. Lectures en sciences sociales

Organisation : Cesare Santus et Romain Loriol (EFR)

Date et lieu : 8 mai 2017 à 10h, École française de Rome (salle de séminaires)

Depuis les années 1970, les critiques au positivisme historiographique se sont radicalisées et ont été revigorées par la réflexion philosophique sur la relation entre les faits et les interprétations (déjà avancée auparavant par Nietzsche, qui avait nié l'existence du pur « fait » en dehors de l’interprétation qui le construit) et par le prétendu tournant linguistique (« linguistic turn »). En bref, on peut dire qu'aujourd'hui il y a un courant d’historiens, ou plutôt d’intellectuels et de philosophes intéressés par la méthodologie de l’histoire, qui expriment des doutes sur l’existence d’une prétendue « réalité » des événements passés. Pour eux, le travail de l'historien serait une œuvre narrative, semblable à celle du romancier, une œuvre de fiction caractérisée par une rhétorique et des stratégies de récit spécifiques. Le « fait » n'existe pas, ou s'il existe, il est impossible à atteindre : ce qui reste est seulement le langage, dans ses expressions plus ou moins efficaces. Parmi les historiens qui se sont engagés à contrer ces tendances, le plus connu est sans doute l’italien Carlo Ginzburg, auteur d'une série d'articles critiques des positions exprimées notamment par le philosophe américain Hayden White. Au cours de la séance, nous allons retracer brièvement leurs positions.

À propos du séminaire

Le séminaire de « lecture en sciences sociales » est animé chaque année par les membres de l’École française de Rome. Il se donne pour but est d’interroger ce que les autres sciences sociales font à l’histoire et à l’archéologie, deux des disciplines les mieux représentées à l’EFR.

Cette année, il sera l’occasion de soulever la question complexe et parfois sulfureuse des rapports entre histoire et fiction, en se demandant quels usages raisonnables et contrôlés il est possible d’en faire dans le travail quotidien du chercheur en histoire et en sciences sociales.

Pour en savoir plus : https://semefr.hypotheses.org/

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