Église(s) et schisme

Calendrier : De 2012 à 2016
Coordination : Aurélien Girard (Université de Reims Champagne-Ardennes), Benoît Schmitz (ENS)
Axe 3. Modèles romains

Présentation

Ce programme entend questionner l’institution ecclésiale dans ses mutations aux Temps modernes, en se concentrant sur les fractures en une pluralité d’Églises qui ne cessent de se penser comme englobantes, et sur les recompositions, en particulier doctrinales, engendrées par cet état. À cette fin, il emprunte trois directions : une étude du schisme et des frontières ecclésiales (ou des Églises de frontières), une réflexion sur la théorisation de l’unité ecclésiologique et un travail sur l’autocéphalie centré sur le cas des Églises slaves orientales. Il se décline en trois axes:

 

1. Schisme et frontières d'Eglises (XIIIe-XVIIIe siècle)

Responsables

  • Aurélien Girard (Université de Reims Champagne-Ardenne)
  • Benoît Schmitz (École normale supérieure, Paris)

Comité scientifique

  • Bernard Heyberger (EHESS/EPHE)
  • Frédéric Gabriel (CNRS)
  • Jean-Louis Quantin (EPHE)
  • Alain Tallon (Paris-Sorbonne Paris IV)

La notion de schisme peut être considérée comme un révélateur de l’institution ecclésiale, de ses frontières internes et externes, et des liens horizontaux et verticaux qui la constituent. La première partie des recherches collectives a réfléchi sur les usages que font les confessions modernes du critère de l’obéissance, ou du refus d’obéissance, à l’autorité ecclésiastique et du critère de la communication, ou du refus de communiquer, avec les autres chrétiens. Mettre l’accent sur les formes politico-juridiques de l’unité institutionnelle permet de redonner aux modalités de communion et d’« excommunion » un rôle crucial dans la définition de l’Église.

Calendrier des opérations

Partenaires

  • Centre d’Études et de Recherche sur l’Histoire Culturelle (CERHiC – EA 2616, Université de Reims Champagne-Ardenne)
  • École normale supérieure

 

2. L’unité ecclésiologique à l’époque moderne : héritages, traités et questions disputées (XVe-XVIIe siècle)

Responsable

  • Frédéric Gabriel (Institut d'histoire de la pensée classique, CNRS)
  • Benoît Schmitz (ENS)

Présentation

Cette partie du programme porte, dans une perspective pluridisciplinaire, sur les théorisations de l’unité de l’Église à l’époque moderne. L’unité ecclésiologique n’est pas qu’un exemple d’unité institutionnelle car le discours que l’Église tient sur son unité présente d’abord celle-ci comme une vérité de foi et sous le mode du mystère. Elle est dès lors caractérisée selon des théorisations spécifiques, qui tentent de rendre compte des tensions et des paradoxes d’une unité déjà accomplie et toujours à venir, surnaturelle et en même temps sociale, invisible et pourtant réelle. D’où le choix de s’intéresser, pour faire l’histoire religieuse et politique de l’institution ecclésiale à l’époque moderne, aux ecclésiologies de l’unité à travers les traités et les controverses théologiques. La démarche historiographique retenue est celle d’une histoire des idées et des textes liée à l’histoire des institutions ecclésiales.

Calendrier des opérations

5-7 décembre 2013, Rome, EFR, atelier L’unité ecclésiologique à l’époque moderne : héritages, traités et questions disputées (XVe-XVIIe siècle).

20 septembre 2014, Paris, ENS, Deuxième atelier L'Unité ecclésiologique à l'époque moderne: héritage, traités et questions disputées (XVe-XVIIe siècle).

Partenaires

  • Institut d’histoire de la pensée classique (CNRS, UMR 5037)
  • ENS de Lyon
  • Labex COMOD (Université de Lyon)

 

 

3. Autocéphalies : l’exercice de l’indépendance dans les Églises slaves orientales (Xe-XXe siècle)

Responsable

  • Laurent Tatarenko (EFR)
  • Marie-Hélène Blanchet (CNRS)
  • Frédéric Gabriel (CNRS)

Présentation

Cette partie du programme, coordonnée par Marie-Hélène Blanchet, Frédéric Gabriel et Laurent Tatarenko, examinera l’autocéphalie, développée dans le cadre du christianisme oriental, à la fois dans sa définition, dans ses pratiques et à travers ses évolutions, en lien étroit avec les contextes politiques singuliers des Balkans et de l’Europe orientale, depuis le Moyen Âge jusqu’aux indépendances nationales des xixe-xxe siècles. En effet, ce modèle institutionnel place l’observateur devant un paradoxe qui présente un véritable problème ecclésiologique. Il se révèle à la fois comme une expression originale de l’idée d’unité de l’Église, fondant sa légitimité sur l’impératif d’une reconnaissance extérieure, et, dans le même temps, elle traduit généralement des aspirations centrifuges de la part des structures religieuses locales. Cette contradiction conduit à réfléchir sur les instances en mesure de décider de l’autocéphalie et sur les processus qui conduisent à sa validité ecclésiologique. Au-delà des questions propres à la géographie ecclésiastique et à l’ecclésiologie, le sujet renvoie donc à l’histoire politique et culturelle du christianisme.

Calendrier des opérations

 

05-07 novembre 2015, Rome, EFR, journées d'études Autocéphalies: l'exercice de l'indépendance dans les Eglises slaves orientales (Xe-XXe s.)

Partenaires

  • Labex RESMED, l’UMR 8167 Orient et Méditerranée
  • Institut d’histoire de la pensée classique (CNRS, UMR 5037)
  • ENS de Lyon
  • Labex COMOD (Université de Lyon)

Rencontres scientifiques de l'EFR

Le détail des rencontres est mis en ligne sur le site quinze jours avant (rubrique Événements).

Contacts :

Section Antiquité : Giulia Cirenei secrant(at)efrome.it

Section Moyen Âge : Grazia Perrino secrma(at)efrome.it

Section Époques moderne et contemporaine : Claire Challéat secrmod(at)efrome.it

 

 

Prochaines manifestations

 

Appel à candidatures – Atelier doctoral de spécialisation

Date limite de réception des candidatures : 2 mai 2017

 

 

Les années 1970 en Europe : un tournant transnational des cultures politiques ?

Du 25/05/2017 au 26/05/2017 à Rome, Università Luiss-Guido Carlo

 

Journée d’étude