Consuls et consulats italiens en Méditerranée orientale (XVIIIe-XIXe siècle)

Calendrier : De 2014 à 2016
Coordination : Fabrice Jesné (Université de Nantes)
Axe 1. Parcours et échanges en Méditerranée

Responsable

Fabrice Jesné, maître de conférences à l’Université de Nantes, membre du Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique et directeur des études pour les époques moderne et contemporaine à l’École française de Rome.

Contact : dirmod@efrome.itfabrice.jesne(at)univ-nantes.fr

Présentation

 

Le projet « consoli » est une enquête collective sur les consuls au service des États italiens, du XVIIIe au XXe siècle. Il s’agit d’examiner la naissance et l’évolution d’une administration au-delà des césures historiques que représentent généralement la Révolution française et l’Unité italienne, afin de privilégier une approche sur le temps long attentive aux pratiques sociales aussi bien qu’aux grandes scansions politiques. Ce projet repose sur la conviction que l’institution consulaire italienne est un observatoire historique fécond : il permet d’enquêter sur l’État, les conceptions de son service, de la citoyenneté, des modèles extérieurs. Il permet aussi d’étudier les Italiens comme « peuple monde », en s’intéressant à l’italianité hors d’Italie et à la pertinence de la catégorie nationale par rapport à des modèles civiques, régionaux ou impériaux. Par le jeu des échelles et le croisement des sources, le projet Consoli entend enfin contribuer à l’étude des sociétés urbaines de méditerranée orientale, en se concentrant sur les pratiques des acteurs plutôt que sur des catégories culturelles établies a priori.

 

Comité scientifique

Tassos Anastasiadis (Université McGill, Montréal)

Arnaud Bartolomei (CMMC, Nice)

Mathieu Grenet (CUFR Jean-François Champollion, Albi)

Fabrice Jesné (CRHIA, Nantes)

Jörg Ulbert (CRHIO, Lorient)

Partenaires

Afin de favoriser la comparaison avec d’autres services consulaires et d’autres espaces, le projet Consoli s’associe à d’autres initiatives scientifiques dans le cadre du consortium « la fabrique consulaire », en partenariat avec l’École française d’Athènes, le CERHIO de Lorient, le CMMC de Nice, le CRHIA de Nantes et le LabEx « Écrire une Histoire Nouvelle de l’Europe » (EHNE)

Les études consulaires, renouvelées dans les années 1990 par les grandes enquêtes prosopographiques menées par Jesús Pradells Nadal en Espagne et Anne Mézin en France, sont aujourd’hui l’objet d’un réel engouement dans le paysage académique européen. Les ouvrages collectifs coordonnés ces dernières années par Jörg Ulbert, Marcella Aglietti, Manuel Herrero Sánchez et Francisco Zamora Rodríguez en témoignent et attestent de la vitalité d’un champ de recherche qui a su renouveler ses problématiques. Loin d’épuiser les questionnements relatifs à la fonction consulaire, ces ouvrages ont été autant d’incitations à approfondir l’analyse. Ils invitent à explorer, au-delà de la description des différents réseaux consulaires, le rôle que jouaient les consuls dans la circulation de l’information, dans la facilitation du commerce international ou encore dans l’affirmation de l’État moderne, souverain et bureaucratique. C’est dans cette dernière perspective que s’inscrit le projet de recherches « La fabrique consulaire », qui entend étudier les processus d’affirmation de la souveraineté étatique, d’encadrement des ressortissants « nationaux » expatriés et de rationalisation de l’administration d’État, à travers le prisme d’une institution consulaire qui, à la charnière des époques moderne et contemporaine, s’est trouvée placée à la croisée de ces dynamiques.

L’approche privilégiée ici, même si elle entend débattre explicitement les postulats de la sociologie wébérienne relatifs à la rationalisation et à la formation de l’État bureaucratique, sera résolument empirique et comparative. L’étude des transformations constatées dans l’organisation et l’administration des réseaux consulaires, à l’échelle des espaces européens et méditerranéens des XVIIIe et XIXe siècles, doit en effet mener à une compréhension plus fine de processus qui échappent aux grilles de lectures traditionnelles : aussi bien celles qui se réfèrent à un cheminement linéaire et téléologique vers la modernité que celles qui, sous prétexte d’un souci de contextualisation toujours plus poussé des phénomènes étudiés, survalorisent l’agency réelle des acteurs individuels au risque de perdre de vue l’ampleur et la portée des changements à l’œuvre.

 

Calendrier des opérations

 

1er juillet 2011, Rome, EFR, journée d’étude Les sources consulaires italiennes, XVIIIe-XIXe siècles. 1- État des lieux.

25 et 26 janvier 2013, Rome, EFR, Les sources consulaires italiennes, XVIIIe-XIXe siècle. Approches prosopographiques

 

25 Juin 2015, Nantes, journée d'étude La chancellerie consulaire française (XVIe - XXe siècle). Attributions – organisation – agents – usagers (dans le cadre du consortium « la fabrique consulaire »).

 Publication d'un ouvrage de synthèse à l'issue du programme.

 

 

 

Pour en savoir plus :

Le carnet de recherche du programme Consuls et consulats italiens en Méditerranée orientale (XVIIIe-XIXe siècle)

 

 

 

Rencontres scientifiques de l'EFR

Le détail des rencontres est mis en ligne sur le site quinze jours avant (rubrique Événements).

Contacts :

Section Antiquité : Giulia Cirenei secrant(at)efrome.it

Section Moyen Âge : Grazia Perrino secrma(at)efrome.it

Section Époques moderne et contemporaine : Claire Challéat secrmod(at)efrome.it

 

 

Prochaines manifestations

 

Presentazione di libro

 

 

 

Seminario Italia contemporanea ottobre-dicembre 2017 / Modern Italy Seminar october-december 2017

 

 

 

 

 

Journées d’étude, Musée du Louvre-Lens, 14 et 15 décembre 2017

 

 

 

Seminario Internazionale di Studi - Salerno

 

 

Circolo Medievistico Romano, 12 dicembre 2017

Le 12/12/2017 à École française de Rome (Piazza Navona 62), salle de séminaire

 

San Marco, Venezia, Reichenau: passaggi di persone, culti e reliquie tra i due lati delle Alpi nel X secolo

 

 

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