Privation de sépulture et dépôts humains non sépulcraux dans la Méditerranée antique

Catégorie : La recherche
Lieu et date :

École française de Rome

Le 13/11/2017

Journée d'étude

Troisième Journée d'étude sur le Droit à la sépulture

Si la majorité des dépôts de restes humains découverts en contexte archéologique correspondent à des sépultures - c’est-à-dire qu’ils résultent d’un ensemble de gestes funéraires accomplis avec une intention positive à l’égard du défunt, tous les morts ne faisaient pas l’objet d’un traitement funéraire dans

la Méditerranée antique.  La privation de sépulture comme châtiment ultime est le cas le plus souvent évoqué de devenir non sépulcral d’un cadavre, mais il arrivait également que des cadavres soient perdus ou rendus inaccessibles, interdisant l’accomplissement de gestes funéraires autour du corps (morts sans sépultures) – mais suscitant parfois la construction de cénotaphes (sépultures sans mort).

 À partir de sources archéologiques, anthropologiques, historiques, juridiques et littéraires sur la Méditerranée antique, l’objectif de cette journée est de s’interroger non seulement sur les les causes, accidentelles ou intentionnelles, politiques, religieuses ou sociales qui pouvaient conduire à l’absence de traitement funéraire d’un défunt, mais aussi sur la manière dont étaient gérés par la famille et le groupe social ces morts

sans sépulture. D’un point de vue méthodologique, on se demandera quels critères peuvent être mis

en œuvre pour distinguer une sépulture d’une non sépulture ou d’une sépulture « anormale » en contexte archéologique. Morts sans sépultures, sépultures sans morts et sépultures « anormales » constituent ainsi les trois pôles de cette réflexion.

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