Les Vecteurs de l'idéel. Les mutations des sociétés politiques.

Catégorie : La recherche
Lieu et date :

Du 15/12/2014 au 17/12/2014

L’objectif du programme européen "Signs and States", financé par l'European Research Council avec la collaboration de l'École française de Rome, est d’explorer la sémiologie de l’Etat (XIIIe-XVIIe siècle).

La dernière conférence se déroule en deux parties : en 2013 a été soumis à la critique le versant médiéval de l’hypothèse historique sur laquelle se fonde ce programme. En 2014, il s’agira à la fois de reprendre cette hypothèse, au double plan de la chronologie (en explorant cette fois plutôt son versant moderne) et de la globalisation, et, avec l’aide des spécialistes des sciences sociales, de chercher si l’on peut en déduire un modèle dynamique et opératoire d’un rapport dialectique entre le culturel et le politique.

Pour résumer en deux mots, au Xe siècle, dans un contexte de disparition de tout véritable pouvoir étatique, la puissance publique étant distribuée entre les membres de l’aristocratie militaire, mais aussi dans le contexte d’une vive reprise économique qui va s’avérer durable, un mouvement parti du monachisme se développe au sein de l’église chrétienne latine et parvient au milieu du XIe siècle à dominer l’Église toute entière. L’impact politique et religieux de la Réforme grégorienne est bien connu, mais ce qui importe ici, ce sont ses conséquences culturelles. L’essence du pouvoir de l’Église désormais dominée par une « monarchie pontificale » qui construit la première machinerie bureaucratique européenne réside dans un système de représentation assignant à chacun l’objectif personnel du salut. Pour l’imposer, l’Église a agi sur l’imaginaire individuel et collectif tout autant que sur les medias qui permettaient de l’atteindre. Peut-on déduire de cette analyse structurelle un modèle qui serait celui d’une transformation radicale du système culturel et du système de communication, essentiellement due à l’action déterminée d’un pouvoir symbolique, qui entraînerait dans un second temps une transformation radicale du système politique, mais pas forcément au profit du pouvoir qui a déclenché le mouvement ? Les travaux du colloque pourront s’appuyer sur les volumes déjà publiés de la série Le pouvoir symbolique en Occident ainsi que sur une partie des textes émanant de la conférence de 2013.

 

Le programme peut être téléchargé ici.

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