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Prossime uscite

Le travail des peaux et du cuir dans le monde grec antique

Benoît Dercy

L’histoire des techniques et des artisanats de la Grèce antique a laissé jusqu’ici peu de place à un matériau comme le cuir, sous prétexte du manque de sources textuelles et iconographiques ou de leur caractère trop allusif, et parce que les objets réalisés en peau, fourrure et cuir n’ont que trop rarement été retrouvés en fouille. Pourtant, la collecte des sources testimoniales (images, textes littéraires, épigraphiques, papyrologiques) – menée non sans élargir le champ de la recherche à certains auteurs latins et tardifs, comme les lexicographes – et, dans une proportion bien moindre, des données de terrain, articulée à une modélisation technique de la fabrication du matériau, permet de renouveler quelque peu l’approche et de préciser ce que furent cet artisanat et les usages des peaux et du cuir en Grèce antique, bien que la somme réunie ici suscite également un grand nombre de questions et de pistes qui restent non résolues. Notre enquête tente ainsi, avec toute la prudence et la modestie que doit garder le chercheur qui travaille sur les mondes antiques, de dresser le bilan de nos connaissances quant aux étapes de fabrication de la matière première en matériau, fabrication relevant d’un savoir spécifique mais qui devait trouver des degrés de réalisation très variables. Nous passons ensuite en revue l’utilisation des peaux, fourrures et cuir, des emplois quotidiens les plus attendus aux cas les plus particuliers. Nous envisageons enfin l’organisation des « métiers du cuir », depuis l’approvisionnement en peaux brutes jusqu’aux opérations de cordonnerie, et le jugement porté sur ces activités au ive siècle av. J.-C. à Athènes, période la mieux documentée sur la question.

- Benoit Dercy est professeur agrégé de Lettres classiques, titulaire d’une maîtrise de Lettres Classiques (sémantique et littérature grecques) et d’un Master 2 en Archéologie grecque obtenus à l’université Paris-Sorbonne (Paris IV). Il est depuis 2009 responsable de l’apothèque du site de Dréros (Crète de l’Est). Il exerce en tant que professeur dans le secondaire depuis 2001.

Pontacagnano. II.7. La necropoli del Picentino. Tombe della Prima età del Ferro dalla proprietà Colucci

Serenella De Natale

Ai giorni nostri Pontecagnano è poco più di un sobborgo industriale che con qualche fatica si affaccia sul golfo di Salerno. La vicinanza alla città ne scoraggia la crescita; il fiume Picentino, che lambiva a NW l'insediamento antico facilitando lo scambio con le boscose pendici appenniniche, si riconosce appena per la poca acqua che scorre in un vasto alveo asciutto, e scomparse sono anche le due lagune che a SW consentivano il riparo più favorevole per le navi antiche.

In questo quadro è difficile riconquistare il quadro naturale di quello che fu uno dei più grandi abitati della costa Tirrenica, nei primi secoli dell'ultimo millennio a.C.: il Picentino, in parte navigabile, collegava la costa ai villaggi indigeni situati sulle retrostanti colline, mentre un guado permetteva di risalire verso Nord, raggiungendo la pianura campana: l'approdo del Picentino trovava una utile alternativa nelle due lagune situate dietro la duna costiera, che offrivano un riparo nascosto ai pirati e alle navi che risalivano le coste della penisola venendo dall'Egeo e dal Vicino Oriente.

Per un paradosso tipico dell'archeologia protostorica la vita dell'abitato antico si conosce attraverso l'indagine dei suoi sepolcreti. Sappiamo così che le navi partite dalla Grecia, per riallacciare i rapporti con il Tirreno interrottisi con la distruzione dei palazzi micenei, trovavano a Pontecagnano uno scalo privilegiato: lo dimostrano le coppe per il vino prodotte nella lontana Eubea, che tra la fine del IX e i primi anni dell'VIII sec. i capitani delle navi offrivano, colmi di vino, ai capi della comunità locale trasmettendo loro la cerimonia del simposio. In questo modo essi si aprivano le porte verso le coste campane, e l'Etruria. Insieme ad essi veleggiavano le navi fenicie cariche di ornamenti e oggetti di lusso, graditi alle nascenti aristocrazie locali. Quale tramite migliore per l'Etruria, ricca di metalli, degli abitanti di Pontecagnano, anch'essi etruschi trapiantati a Sud tra le genti italiche della Valle del Sarno e della Penisola Sorrentina?

Lo scavo che qui si presenta, condotto da una giovane e già valente archeologa, Serenella de Natale, preziosa collaboratrice dell'Università Orientale e del Centre Jean Bérard, ha permesso di riconoscere, attraverso una tecnica raffinata e una esauriente documentazione, le tombe di quella élite di Etruschi immigrati che, come capita alle minoranze in terra straniera, erano la punta più avanzata dello sviluppo socio-culturale del basso Tirreno. La loro immagine doveva emergere viva a chi seguiva la strada antica che attraversava la necropoli, attraverso le vistose coperture delle tombe che avevano l'aspetto di piattaforme circolari di tufo grigio. L'esame degli oggetti che accompagnavano i defunti nell'estrema dimora, con l'intreccio del vasellame indigeno con le ceramiche greche e gli ornamenti orientali, restituiscono l'immagine della complessità di questo singolare sito protostorico, che fu luogo d'incontro e di stimolo tra diverse culture.

Collection du Centre Jean Bérard, 46
(Uscita a fine aprile 2016)

De Pithécusses à Pompéi. Histoires de fondations

Pier Giovanni Guzzo

Les quatre chapitres qui composent le volume correspondent aux quatre conférences présentées au Collège de France en 2014. Y sont examinées les fondations de Pithécusses et de Cumes ; de Mégara Hyblaea dans ses rapports avec les cités chalcidiennes de la Sicile orientale  ; de Sybaris dans ses relations avec les populations indigènes de l’arrière-pays. Enfin, la formation urbaine de Pompéi, fondée par les communautés italiques de la vallée du Sarno, est analysée pour comparer l’établissement des cités grecques avec l’implantation d’une ville italique. Les interprétations se fondent à la fois sur une exégèse des sources littéraires anciennes et sur l’étude du matériel archéologique pertinent, actuellement disponible. Ces sources de nature diverse sont traitées selon les méthodes propres à chaque discipline ; la bibliographie moderne est également discutée. Le livre offre ainsi une vision actualisée des sujets traités à l’usage des étudiants et constitue une base pour relancer la discussion.

Centre Jean Bérard
(Sortie prévue fin avril 2016)

La mémoire des saints originels entre XVIe et XVIIIe siècle

sous la direction de Bernard Dompnier et Stefania Nanni

Le bureau des âmes. Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle)

Arnaud Fossier

La Pénitencerie apostolique naît au début du XIIIe siècle, dans un monde où l’Église exerce son dominium sur toute la Chrétienté et où le pape commence à se doter d’un appareil administratif précoce et puissant. D’abord voué à entendre en confession les pèlerins qui se rendent à Rome pour demander l’absolution de leurs péchés, ce nouvel office se voit très vite mandaté par le souverain pontife pour répondre aux suppliques qui, chaque jour, lui sont adressées. Les registres de ces suppliques ont été conservés et constituent une formidable manne documentaire pour les historiens de l’Église, de la religion et de la société médiévales. La série continue de ces registres ne commence toutefois qu’au milieu du XVe siècle, si bien que les deux premiers siècles d’existence de la Pénitencerie apostolique ont été laissés dans l’ombre, faute de sources comparables qui puissent en éclairer pleinement le fonctionnement et l’action.
L’objet de ce livre est de réparer cet oubli en prenant appui sur des « formulaires » de lettres datant du XIIIe et du XIVe siècle. Au nombre de sept, ces formulaires recueillent, réordonnent et généralement abrègent, des centaines de lettres que la Pénitencerie expédiait en réponse aux suppliants. Leur fonction première est donc de fournir aux pénitenciers et à leurs scribes des modèles stylistiques, en même temps que des solutions juridiques. Véritables répertoires d’« exemples », ils reflètent tous les cas de figure auxquels pouvait être quotidiennement confrontée la Pénitencerie : homicides, naissances illégitimes, mariages incestueux, faux et usage de faux, moines ayant fui leurs couvents, ou promotions frauduleuses.
La Pénitencerie avait ensuite à charge de lever les « censures canoniques » encourues par certains suppliants, d’octroyer des dispenses à ceux qui, par exemple, ne pouvaient légalement se marier, ou bien de délivrer des autorisations à celles et ceux qui souhaitaient renoncer à un jeûne ou un pèlerinage. Pareilles mesures consistaient à suspendre les règles établies par le droit, en même temps qu’elles témoignaient d’un réel souci de penser par cas et d’adapter le droit aux faits, en vue du salut des âmes. L’histoire de la Pénitencerie apostolique éclaire donc non seulement celle de la bureaucratisation des pouvoirs publics en Occident, mais aussi celle des techniques du gouvernement « pastoral » dont l’Eglise s’est dotée à la fin du Moyen Âge.

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