Mégara Hyblaea. 6, La nécropole méridionale de la cité archaïque. 2, Archéologie et histoire sociale des rituels funéraires, par Reine-Marie Bérard

La nécropole Sud de la colonie archaïque de Mégara Hyblaea, en Sicile, figure parmi les premières du monde grec à avoir fait l’objet d’analyses anthropologiques de grande ampleur. Alors qu’une monographie est en cours de préparation sous la direction d’H. Duday et de M. Gras, l’objectif de cet ouvrage est de développer des problématiques transversales, au confluent de l’archéologie, de l’anthropologie biologique et de l’histoire, afin de mettre en évidence les articulations qui pouvaient exister entre l’identité biologique et l’identité sociale des défunts telle qu’elle apparaît à Mégara Hyblaea à travers le filtre des nécropoles. En analysant le traitement funéraire des femmes par rapport à celui des hommes, ce travail aborde la question débattue de l’origine des femmes des colons et de la nature des rapports entre Grecs et indigènes dans les colonies occidentales. L’étude consacrée aux enfants et aux variations du traitement funéraire en fonction des classe d’âge amène, quant à elle, à s’interroger sur la définition sociale de l’enfant et sur sa place dans la société grecque archaïque. Cette double approche permet enfin d’aborder la question de la formation et de la perpétuation des groupes familiaux à partir de leur inscription dans l’espace funéraire. Des comparaisons systématiques avec les tombes déjà publiées de la nécropole Ouest complètent cette approche des nécropoles mégariennes et permettent d’envisager les modes d’organisation de l’espace funéraire par rapport à l’espace urbain. L’ambition de ce travail est ainsi de restituer certains des grands principes qui structuraient la société d’une colonie grecque archaïque de première génération et d’envisager leur spécificité par rapport aux cités de la Grèce égéenne.

Reine-Marie Bérard est agrégée d’Histoire et docteur en Archéologie de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ancienne élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, elle est actuellement membre de l’École française de Rome.

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