Journée d’étude : « Privation de sépulture et dépôts humains non sépulcraux dans la Méditerranée antique (Droit à la sépulture 3) »

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Appel à communications

Appel à communications

Journée d’étude : « Privation de sépulture et dépôts humains non sépulcraux dans la Méditerranée antique (Droit à la sépulture 3) »

13 novembre 2017
Rome, École française de Rome - Piazza Navona, 62

La majorité des dépôts de restes humains découverts en contexte archéologique correspondent à des sépultures, c’est-à-dire qu’ils manifestent un ensemble de gestes funéraires accomplis par un ou plusieurs individus avec une intention positive à l’égard du défunt. Tous les morts ne faisaient cependant pas l’objet d’un traitement funéraire dans la Méditerranée antique : si la privation de sépulture comme châtiment ultime est le cas le plus souvent évoqué de devenir non sépulcral d’un cadavre, il pouvait également arriver que les cadavres soient perdus ou inaccessibles (noyade, chute, mort au combat, etc.) et ne puissent être récupérés, interdisant l’accomplissement de gestes funéraires autour du corps (morts sans sépultures) – mais suscitant parfois la construction de cénotaphes (sépultures sans mort).

À partir de sources archéologiques, anthropologiques, historiques, juridiques et littéraires sur la Méditerranée antique (monde grec, romain, étrusque, italique, gaulois, phénicien, punique, etc.), nous souhaitons aborder plusieurs questions :

  • quelles étaient les causes, accidentelles ou intentionnelles, politiques, religieuses ou sociales qui pouvaient conduire à l’absence de traitement funéraire d’un défunt ?
  • comment étaient gérées par la famille et le groupe social ces morts sans sépulture ?
  • quels critères peuvent être mis en oeuvre pour distinguer une sépulture d’une non sépulture ou d’une sépulture « anormale » en contexte archéologique ?

Morts sans sépultures, sépultures sans morts et sépultures « anormales » constituent ainsi les trois pôles de cette réflexion.

Les communications pourront proposer des études de cas ou des réflexions théoriques et méthodologiques, privilégiant une approche interdisciplinaire. Les propositions de communication d’environ 300 mots sont à envoyer à reine-marie.berard(at)efrome.it avant le 5 juin 2017.

  • Langues

    • Français, Italien, Anglais