Dénationalisation et dénaturalisation en Europe dans l’entre-deux-guerres

Catégorie : La recherche
Lieu et date :

Rome

Le 21/09/2018

Journée d’études

21 septembre 2018, Rome

ÉCOLE FRANÇAISE DE ROME, piazza Navona 62

Journée d’études Dénationalisation et dénaturalisation en Europe dans l’entre-deux-guerres

Org. Andrea Rapini (EFR – Università degli Studi di Modena e Reggio Emilia)

 

En 1926, le régime fasciste italien entreprend de distinguer les Italiens « dignes » et « indignes ». Ce principe de classification est encore politique, car les Italiens « indignes » sont les antifascistes exilés (fuoriusciti). Alors que les Italiens « dignes » composent le corps de la nation, les « indignes » en sont exclus. Cette mise au ban se traduit par le retrait de la citoyenneté.

Douze ans plus tard, avec les lois raciales de 1938, le principe de classification visant à préserver le corps de la nation de sa composante « indigne » devient biologique. Cependant, contrairement à l’Allemagne nazie, l’Italie fasciste ne retire la citoyenneté italienne qu’aux « juifs étrangers » qui avaient été naturalisés après la Première Guerre Mondiale. La première session de l’atelier entend se consacrer à ce groupe d’exclus qui est demeurée dans l’ombre jusqu’à aujourd’hui.

Loin d’être exceptionnel, le cas italien se situe dans un espace international traversé d’un côté par des politiques de discrimination et de dénationalisation des minorités, de l’autre par l’exode des persécutés et la multiplication des apatrides. Dans un espace européen qui connait ses premières « crises des réfugiés » au sens contemporain, les régimes fascistes ne font donc pas complètement exception, aussi la deuxième session de l’atelier posera-t-elle un regard comparatif sur ces dispositifs d’exclusion qui nous poussent à revenir sur l’histoire, le présent et le futur de la citoyenneté.

 

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