Dal relitto al museo: studio, conservazione, restauro e esposizione di navi antiche in Italia e in Europa

Catégorie : La recherche
Lieu et date :

EFR et ISCR

Du 07/03/2018 au 08/03/2018

workshop internazionale

7 mars 2018, École française de Rome, Piazza Navona, 62

8 mars 2018, Istituto Superiore per la Conservazione ed il Restauro, Via di San Michele 25

 Les coques en bois des embarcations sont des structures plus ou moins complexes souvent composées de milliers de pièces assemblées selon des principes et des procédés de construction variés que les archéologues spécialistes d’architecture navale documentent, analysent et interprètent à partir des maigres vestiges offerts par les épaves. Ces embarcations, aux formes et aux dimensions diverses toujours adaptées à des fonctions et à des espaces géographiques spécifiques, sont autant de témoignages exceptionnels du niveau technique des sociétés qui les ont construites. Ces objets archéologiques, dont l’intérêt patrimonial est important, possèdent également un grand pouvoir évocateur comme le prouve l’intérêt des média et l’attente du public à chaque nouvelle découverte.

Le grand nombre d’opérations d’archéologie préventive ou programmée en milieu terrestre humide à l’emplacement d’anciens bassins portuaires ou d’anciens bras fluviaux a déterminé, à partir du milieu des années 1970, une augmentation des découvertes d’épaves. Compte tenu des contextes de découverte, il s’agit généralement des vestiges d’embarcations abandonnées, donc dépourvues de chargement. Ces embarcations correspondent souvent à des types inconnus ou peu documentés par l’archéologie sous-marine, liés à des traditions de constructions régionales ou en relation avec des fonctions particulières comme les servitudes portuaires ou la pêche.

La découverte de toutes ces épaves en bois, un matériau extrêmement périssable qui se conserve seulement dans des conditions particulières, notamment dans le cas d’enfouissement en milieu humide anaérobique, a nécessité la mise en place de méthodes de fouille et d’étude adaptées à chaque condition d’intervention et aux contraintes imposées par les financements et les programmes de travail. Dès lors, des choix importants et lourds de conséquences se sont imposés aux archéologues, notamment dans le cas où la conservation in situ des vestiges n’était pas une solution viable.

Parallèlement, les expériences de conservation des bois gorgés d’eau se sont multipliées en Europe avec la création de laboratoires spécialisés, la mise au point de procédures adaptées et la construction d’infrastructures de plus en plus performantes. Bien que le polyéthylène glycol (PEG) représente toujours la résine la plus utilisée dans les traitements de conservation, le plus souvent couplée à un séchage par lyophilisation, d’autres substances ont été utilisées (par exemple la mélamine) et le débat sur les divers types de traitements et leur application reste ouvert dans le milieu des conservateurs. Récemment, le problème de l’acidification du bois archéologique, dû à la réaction de métaux, notamment du fer, avec le PEG conduisant à la création de sulfures et à l’enclenchement de graves phénomènes de dégradation irréversible, fait l’objet de recherches poussées. La nécessité de suivre l’état de conservation des épaves exposées dans les musées a porté également à la création de réseaux internationaux d’échanges.

Ce workshop international organisé par l’Istituto Superiore per la Conservazione ed il Restauro, L’Ecole française de Rome et le Centre Camille Jullian d’Aix-en-Provence, permettra de faire rencontrer des spécialistes (archéologues, conservateurs de musées, restaurateurs) italiens et étrangers afin de discuter des problèmes liés à l’étude, à la conservation, à la restauration et à l’exposition des vestiges en bois des navires antiques.

Vedere sul sito dell'Istituto Superiore per la Conservazione ed il Restauro (in italiano)

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