Migrations en Méditerranée

Category : La recherche
Place and date :

École française de Rome

The 05-03-2016

Présentation de livre

Ouverture par Fabrice Jesné, directeur des études pour les Époques moderne et contemporaine, École française de Rome

Avec la participation de

Elena Ambrosetti, démographie, Université de Rome La Sapienza

Ali Bensaad, géographie, École Française de Rome, Aix-Marseille Université et CNRS - Institut d'Ethnologie Méditerranéenne comparative (IDEMEC, Aix-en-Provence)

Manlio Cinalli, science politique, FNSP CEVIPOF (Science Po)

Thomas Lacroix, géographie, CNRS MIGRINTER et Université de Poitiers

Ferruccio Pastore, sociologie/droit, FIERI (Forum international de recherche sur les migrations), Turin

Camille Schmoll, géographie, IUF, CNRS Géographie-cités et Université Paris 7 Diderot

Catherine Wihtol de Wenden, science politique, CNRS-CERI (Sciences Po)       

 

La crise migratoire récente, les morts de migrants tentant d’atteindre les portes de l’Europe à travers la Méditerranée ont mis en évidence les contradictions et la fragilité de l’Europe face aux bouleversements qui touchent le Moyen Orient. Cet ouvrage rappelle, à travers le regard de 32 chercheurs issus de plusieurs disciplines, que l’Europe forme avec la rive sud de la Méditerranée un espace migratoire régional, où chaque pays qui borde la Méditerranée est pays de départ, d’accueil, de transit et la plupart du temps, les deux ou les trois à la fois. Les deux ensembles régionaux reliés par la mer, l’Europe et le Moyen Orient, sont des régions d’intense mobilité intra régionale, mais aussi des destinations pour les immigrants et les réfugiés, ainsi que des terres d’émigration et d’exil. Yves Lacoste distinguait « trois » Méditerranée : Maghreb-Europe, les Balkans et le Proche Orient et cette distinction vaut aussi pour la configuration des flux migratoires qui distingue souvent les flux de migrants à la recherche de travail (Maghreb-Europe), des migrations de transit et d’allers-retours avec l’Europe de l’ouest quand il s’agit d’Européens bénéficiant de la liberté de circulation (Balkans), et les migrations forcées de demandeurs d’asile (Proche Orient). La région est aussi l’une des plus grandes lignes de fracture du monde, démographique, économique, politique, culturelle, sociale.

En identifiant tout à la fois des éléments de continuité et de rupture dans le temps et dans l’espace, l’ouvrage Migrations en Méditerranée interroge l’évolution des systèmes migratoires sur la longue, moyenne et courte durée, les transformations des formes de la mobilité, les changements institutionnels, culturels, politiques, économiques et sociaux qui les accompagnent et les déterminent. Les auteurs reviennent sur les effets de frontières, de géographies et d’histoires migratoires, les appartenances et les identités locales, nationales, régionales et transnationales, tout en proposant de dépasser la vision euro-centrique qui domine actuellement l’analyse des migrations en Méditerranée. Si l’actualité nous mène à river notre œil sur les crises et leurs multiples soubresauts, les éléments de continuité caractérisant le système migratoire méditerranéen sont en effet également nombreux et forts.

 

La présentation s'insère dans le cadre du colloque international La Méditerranée : jeunes, migrations et développement

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